14 mai 2015

L'enfant, de Maria Montessori

Page de garde, L'enfant, Maria Montessori
Ce livre-là, je le cherchais depuis un moment déjà car il a bonne presse, est assez accessible (contrairement à d'autres, comme L'esprit absorbant de l'enfant que j'ai lu avec difficulté) et se révèle être un assez bon résumé de la philosophie Montessori.
Parce que oui, je n'ai de cesse de le rappeler mais la pédagogie Montessori, avant d'être du matériel très joli et très cher, c'est avant tout un état d'esprit, une philosophie qui allie science et pédagogie au service de l'enfant, en le plaçant au centre de ses apprentissages. Je crois que ce que m'a le plus appris mon cheminement personnel (je suis formée en 3-6 ans et lis régulièrement sur le sujet, alimentant ma réflexion en permanence) réside dans la place prise par l'éducateur ; son rôle, sa nécessaire présence mais son obligatoire silence. Une dichotomie qui en fait n'en est pas une.
Dans cette pédagogie - et je vous invite à penser ce propos de manière plus générale -, l'éducateur a un rôle très important mais très peu interventionniste :
  • Il met en place un environnement (appelé "ambiance") sécurisé, stimulant, répondant aux besoins et à l'esprit absorbant des enfants ;
  • Il entoure l'enfant d'un regard bienveillant ; par un regard authentique, une attention vraie, une absence de jugements positifs ou négatifs ;
  • Il se tait, laissant la place à l'enfant dans toute sa dimension ; physique, psychique, émotionnelle, spirituelle aussi. Sa présence silencieuse se suffit à elle-même.

27 avril 2015

[COMPTE-RENDU] Une éducation sans violence : pourquoi et comment ?

C'était à Marseille, le 19 avril 2015, organisé par l'association "Enfance et Familles d'Adoption" et c'était une conférence d'Olivier Maurel sur la Violence Educative Ordinaire (VEO).

Olivier Maurel
Ancien professeur de lettres, Olivier Maurel milite aujourd'hui pour l'abandon de toutes formes de violence à l'égard des enfants. Il a écrit quelques livres phares sur la question de la bienveillance éducative et a fondé l'Observatoire de la Violence Educative Ordinaire.

Voici une partie de la présentation qu'on peut lire sur son site internet :
"Élevé avec tendresse par une mère aimante et par un père qui, s’il avait été Abraham, ne m’aurait jamais fait le coup du bûcher, même sur l’ordre de Dieu, benjamin de cinq sœurs et frères plus âgés qui m’ont entouré d’affection et de bons sourires, ayant dû courir aux abris, enfant, sous les bombardements américains de novembre 1943 à août 1944, réfugié plusieurs jours et nuits dans une cave avec ma famille au milieu d’un des derniers champs de bataille de la libération de Toulon, ayant eu une sœur déportée à Ravensbruck d’où elle est revenue saine et sauve pour notre bonheur le 25 mai 1945, adolescent sur fond de guerre d’Indochine puis de guerre d’Algérie à laquelle j’ai craint d’être obligé de participer, parce que j’avais connu la tendresse dans ma famille, le goût des hommes pour s’entremassacrer m’a paru incompréhensible. 
Je me suis donc interrogé toute ma vie sur la violence. Et plus encore quand sont nés mes enfants.
 Mais ni l’explication chrétienne par le péché originel, ni l’explication naturaliste par la “bête humaine”, ni l’explication psychanalytique par la pulsion de mort ne m’ont paru convaincantes. (...)"

21 avril 2015

[IMAGES] d'un voyage urbain.

J'ai passé quelques jours à Marseille. J'ai contemplé l'urbanité en la laissant me guider comme si j'étais une voyageuse inconnue. J'ai vu des gabians voler au-dessus de ma tête, des pigeons estropiés et des gadjo sous kétamine. J'ai mangé pleins de paracétamol mais ça n'a pas marché, j'ai vu mes copains et puis aussi un monsieur qui s'appelle Olivier Maurel qui m'a fait du bien tellement de bien, j'ai aimé tous ces bébés dans tous ces ventres de maman. Puis je suis rentrée. Le coeur léger. Avec des images quand même*.

*Je vous laisse le loisir de l'interprétation. Ou pas.

10 avril 2015

Le burn-out maternel, c'est comme les serviettes hygiéniques.

Aujourd'hui, je voulais travailler sur le prochain cours que je proposerais bientôt sur le blog. Et puis en fait, j'ai décidé d'écrire un article. Sur les mères, le burn-out maternel, l'épuisement, la dépression appelez ça comme vous voulez. La société. Et le travail social. Parce qu'en fait, en deux-trois jours, j'ai lu/appris/entendu/vécu un certain nombre de choses qui m'ont donné envie d'en parler.


31 mars 2015

Partir.


Partir. Partir de la ville. Parce que la pollution. Parce que les conditions de vie. Le gaspillage. La surabondance. Le manque de sens. Le trop. Le rien. Le manque d'espace(s). L'absence de solidarité et de lien social. Les portes qu'on ferme à clé et les cases qu'on prétend vérité. Les murs qui disent la norme d'habiter et qui excluent tous ceux qui sortent des rangs. La violence de la misère et de la lutte qui sert à rien. L'amertume des fatigués et la sinistrose des comptoirs de café. La révolution qu'on traîne dans des manifs et l'insupportable qu'on dénonce entre copains.

30 mars 2015

Bilal sur la route des clandestins.

"Il faut courir ce jour-là pour ne plus jamais courir de toute ta vie. Tu sais que tu es arrivé là où tu voulais. La terre promise." 
Hope. 2015.

Parfois la vie c'est drôle. Je cherchais un bouquin de Faber et Mazlich sur la plateforme de prêt de la bibliothèque de mon village, un truc sur les frères et soeurs pour trouver des pistes d'accompagnement non-violents pour mes deux filles.
La plateforme, elle connaissait pas Faber et Mazlich mais elle m'a proposé d'autres auteurs avec des noms proches ou similaires. Genre Fabrizio. Voilà, Fabrizio Gatti dans "Bilal sur la route des clandestins".
Couverture "Bilal sur la route des clandestins" Fabrizio Gatti

23 mars 2015

Mon mémoire d'éduc.

Lorsque j'ai publié l'ouvrage "Le guide pratique de l'éducateur spécialisé" en 2011, j'ai mis à disposition mon mémoire de fin de formation sur un site dédié. Je m'aperçois aujourd'hui que peu de personnes savent qu'il est en accès libre, j'ai donc décidé de le publier sur ce blog.

mémoire éducateur spécialisé Célia Carpaye
Pour télécharger mon mémoire en PDF, cliquez sur l'image